
Banon, le village des livres, le village des fromages,
le village d‘Elzéard Bouffier…
« C’est le plateau d’Albion (…) au delà de ce plateau coule la Durance, entre Sisteron et Mirabeau. Sur les pentes qui font face à la vallée de la Durance est Banon. »
Jean Giono – Provence
« C’est après Vachères qu’on attaque la dernière montée vers Banon. La route grimpe avec une régularité désespérante. (…) L’arrivée à Banon surprend. A la sortie d’un ravin, comme on s’y attendait le moins, la vue sur le bourg se dégage soudain. Ses maisons apparaissent groupées au pied des reliefs marqués. Alors, comme dit le texte : On trottera un petit quart d’heure dans une molle cuvette où la terre s’est affaissée sous le poids d’un couvent et de 50 maisons, et on trouvera Banon. »
Dominique Le Brun – Le bâton de Colline

« Quand le courrier de Banon passe à Vachères, c’est toujours dans les midi… On a beau partir plus tard de Manosque, les jours où les pratiques font passer l’heure, quand on arrive à Vachères, c’est toujours midi ! Réglé comme une horloge ! C’est embêtant au fond, d’être là au même moment tous les jours ! »
Jean Giono – Regain
« Je recommande aux voyageurs de monter vers le haut de la vieille ville où pointe le clocher de l’église, ce faisant on saluera au passage la plaque Elzéard Bouffier, le héros modeste et magnifique de « l’homme qui plantait des arbres ». C’est à l’hospice de Banon, que Giono plaçait là-haut, que se serait éteint le vieux berger qui, à force de patience, avait planté une immense chêneraie sur les flancs désertiques de la montagne, lui redonnant vie. Ce fut un autre Regain. »
Dominique Le Brun – le bâton de colline
« Il me sembla apercevoir dans le lointain une petite silhouette noire, debout. (…) À tout hasard, je me dirigeai vers elle. C’était un berger. (…) Il me fit partager sa soupe. (…)
Il avait été entendu tout de suite que je passerais la nuit là ; le village le plus proche était encore à plus d’une journée et demie de marche. »
Jean Giono – L’homme qui plantait des arbres
« C’est à ce moment là que je me souciai de l’âge de cet homme.(…) Cinquante cinq, me dit-il. Il s’appelait Elzéard Bouffier. Il avait possédé une ferme dans les plaines. Il y avait réalisé sa vie. »


» Arrivé à l’endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes. (…)
Elzéard Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l’hospice de Banon. »
Jean Giono – L’homme qui plantait des arbres


« Avec sa place en esplanade et la terrasse du café, Banon montre tout le charme des villages méridionaux. C’est sur cette place que se tinrent la foire et le marché au blé de « Regain », et dans l’hôtel-restaurant Les Voyageurs, on reconnaît sans hésiter le Café du Cercle. C’est ici que la patache s’arrête ! »
Dominique Le Brun – le bâton de colline
« C’est l’oncle d’Agathange, le cafetier du cercle à Banon. On a l’habitude de le rencontrer dans le café près du poêle ou près de la partie de manille, et c’est, comme ça, l’oncle de tout le monde. »
Jean Giono – Regain
Pierre Magnan aussi savait parler de Banon, il raconte ses montées au Contadour pour rejoindre Giono et on retrouve facilement les lieux… Quel plaisir !
« A ce régime, quatre heures de car pour trente cinq kilomètres, nous arriverons à Banon, Hôtel des voyageurs, comme le clocher sonne quatre heures. Nous nous entasserons à six dans le taxi de Martel le garagiste, nos sacs sur les genoux. »
Pierre Magnan – Pour saluer Giono
« Je parviens à Banon vers midi. Je m’offre à l’hôtel un repas plantureux où je laisse la moitié des 20 francs du patron. Je reprends plein d’entrain, mais les jambes coupées, le chemin du Contadour. »
Pierre Magnan – Pour saluer Giono
Quelques images de Banon :










Le vieux village médiéval, celui du haut a un charme irrésistible. Et puis il y a « le Bleuet » la librairie. Elle se situe dans une vieille maison du village, sur plusieurs étages se sont des milliers d’ouvrages, un dédale de couloirs, d’escaliers et de petites pièces qui regorgent de trésors ! Son partenariat avec l’association des amis de Giono en fait un lieu de culture et de littérature incontournable.
La librairie attire le monde entier, on ne ressort jamais les mains vides de notre déambulation !




Et puis nous ne repartirons pas non plus de Banon sans avoir profité de son marché qui se tient tous les mardis matins sur la place de la République, ni de ses commerces, ses bars et ses restaurants ! En voici quelques-uns…




Quelques conseils :
Hôtel des voyageurs – belle terrasse et belle carte provençale.
Charcuterie Melchio– Beau choix de fromages, célèbre pour sa brindille !
Libraire « Le Bleuet » – ouvert toute l’année
Bar de l’Union – A l’heure du pastis
Boulangerie de Banon – place de la République, pour ses sandwichs au fromage de Banon
Super Banon – Épicerie et fromagerie, grand choix
Boucherie des Alpes – Bonne viande du pays et sanguins à l’huile, 34 place de la République à Banon
Michèle Reymes, le 15 mars 2025